ARZ
Bienvenue en Bretagne, au coeur du Morbihan. Un endroit formidable, pour ses paysages, sa flore, sa faune, son histoire et pour son Golfe.
Pour cette journée, nous nous dirigeons sur l’île d’Arz. Une aventure dépaysante, qui commence au port de Vannes, tôt le matin. Pour les chiffres, l’île d’Arz fait un peu plus de 3km2, accueille environ 300 habitants et son point culminant est à 17m.
Ile d’Arz
Je m’y rends depuis Vannes tôt le matin à l’aide d’une navette maritime. Le soleil hivernal se lève doucement, il fait froid, et c’est sur la plateforme supérieure de la navette, à l’air libre, que je contemple la beauté du golfe du Morbihan. L’eau est calme, la marée est basse, l’estran est découvert.
Pour aller jusqu’à la pointe du Bélure, extrémité nord de l’île d’Arz, nous commençons par descendre la Marle. Après quelques minutes, l’île de Conleau ainsi que la pointe des Émigrés se découvrent, cette dernière tant aimée des promeneurs et des joggeurs. La navette met le cap sur son premier arrêt, la pointe Bellevue située à Port-Anna.
Après un arrêt rapide et trois coups de clairon, la navette reprend son chemin.
Nous ne sommes pas seuls sur le golfe : certains se déplacent en barge, les ostréiculteurs se préparent. Nous passons le goulet de Conleau, entre la pointe de Moréac et la pointe de Bararac’h, marquant un passage vers une plus grande étendue d’eau.
De nombreuses marques sont présentes pour aider les navigateurs à ne pas finir sur les cailloux, dont une magnifique maison rose dotée d’un quai et d’une cale, dont la couleur des murs ne changera pas de sitôt.
Puis c’est l’île de Boëdic qui se présente, avec une chapelle rectangulaire aujourd’hui désaffectée. L’histoire raconte qu’il pourrait s’agir d’un ancien four à pain et que les habitants de la presqu’île de Langle s’y rendaient lors des régates et pardons.
Le soleil se levant donne des reflets roses au ciel ainsi qu’aux habitations que l’on voit sur le continent (Arradon en face).
Les ostréiculteurs laissent des pignots par-ci et là, marquant la présence de parcs à huitres.
En mettant le pied à terre, j’ai comme l’impression d’être dépaysé. Je laisse la navette embarqué ceux qui retournent sur le continent et je fonce vers l’ouest en longeant la plage de la Falaise. Un groupe de cycliste allant vers le bourg me dépasse, moi j’opte pour les sentiers galères.
C’est une partie de l’ile plutôt sauvage, on y trouve un moulin à marée emblématique : celui du Berno. La mer d’un côté, l’étang de l’autre, une digue pour séparation. Datant du 16ème siècle, il servait à moudre le grain.
Les oiseaux ici se sentent bien. On y croise des échassiers, et c’est parfait pour le photographe qui n’est pas adepte de l’ornithologie. Ces derniers sont assez imposants pour que le 200mm fasse l’affaire.
Ceci dit, ce n’est que le début de l’année et ils ont bien raison de profiter du calme avant que n’affluent les touristes.
Je ne les dérange pas plus longtemps, et me dirige vers le bourg. Ce qui est bien sur une île, c’est que l’on en est jamais trop loin. J’y trouverai une petite supérette pour casser la croute et un café.
Je retrouve les petites ruelles, quelques cheminées par lesquelles la fumée sort et qui sont signes de vie.
Je décide d’aller de l’autre côté sur le flanc est de l’île. J’y trouve la cale de Pen Arz, qui ressemble à un chemin pavé menant au fond du Golfe. Sur la droite, des voileux s’essaient aux différentes manœuvres de virements de bords accompagnés de leur moniteur sur semi-rigide. Cette endroit me semble si calme que je décide de faire une sieste dans l’étendue verte qui se trouve un peu en amont, contre un arbre qui, pour combattre le froid, avait un trico tout coloré en laine !
Je rebrousse chemin, sans vraiment me soucier de savoir si je serai synchronisé avec le départ de la prochaine navette. Un signe de savoir si l’on est en retard ou pas est de croiser des cyclistes !
Je sais qu’il me manque toute une partie de l’ile à découvrir, cela fera partie d’une autre journée. Parce que les paysages se découvrent un petit peu chaque jour.
Je reprends la navette direction Vannes, le retour sur le continent.