BALADE EN OSSAU
Je suis venu vivre à Pau en 2006. J’ai longtemps randonné dans de nombreux petits recoins que je ne pourrai, malheureusement pas, placer sur une carte (eh oui, pas de Strava à l’époque). Maintenant que je suis devenu grand, je continue d’explorer les recoins, été comme hiver, et je garde des traces à l’aide d’images … aussi en gardant une trace GPS !
La vallée d’Ossau est un endroit où je me sens bien. Quand je reviens dans les Pyrénées, après des heures de route (et m’être fait secouer le portefeuille sur la section Langon - Pau), un sourire s’esquisse lorsque le pic du Midi d’Ossau se présente; je sais que j’arrive à la maison. D’ailleurs, vous avez son profil sur la photo ci-contre, avec un tout petit nuage scotché sur sa tête.
Direction le Lurien depuis le lac de Fabrèges pour un peu de neige !
topo : https://www.topopyrenees.com/randonnee-le-lurien-2826m/
Nous sommes à 1270m d’altitude, il fait 2° dehors et le vent est inexistant. Tout cela pour dire que les conditions sont bonnes. Les sommets sont saupoudrés de neige, parfait pour faire des images très contrastées !
Nous profitons du beau temps pour marcher sans se surcharger de vêtements. Les nuages sont ensuite venus prendre place, oscillant en altitude, nous faisant passer dans des bancs de brouillard où le blanc de la neige, et le blanc de l’horizon se confondent.
Après une montée abrupte à travers la forêt, nous arrivons sur une étendue dégagée. Un ruisseau coule depuis le fond de cette vallée. La neige est présente sous forme d’un motif léopard sur les quelques premiers 100 m avant de devenir un manteau blanc uniforme, recouvrant tout le terrain.
Ce qui est bien avec la neige, c’est qu’on y laisse des traces et nous savons que nous ne sommes pas seuls ! Bon, personne ne trouvera mon 46 mignon, mais, les petites patounes d’un Izard et d’autres petits animaux, j’ai envie de dire que ça, oui !
Je suis en chaussures de rando, avec des guêtres imperméables. Si, au début, marcher dans la neige se fait sous le bruit d’un léger craquement, l’approche de la cabane elle est plus ardue. Sous une première couche de neige un peu rigide se cache assez de poudreuse pour s’enfoncer jusqu’au genoux !
Souvent, quand le temps devient grisâtre, les gens me voyant avec l’appareil se disent : “ah bah il n’a pas de chance, le soleil est partit!”.
J’adore cette ambiance, où l’on ne distingue plus très bien le paysage du ciel. Il faut alors deviner les crêtes et sommets.
La montagne garde pour moi ce côté mystique.
Elle était présente bien avant que je naisse, et sera encore présente pour des milliers d’années après mon passage.
Allez zouu ! Prenez votre sac et partez randonner !