CLIMBING
L’escalade est une pratique qui vous pousse à devenir cette légendaire petite bête des montagnes que l’on surnomme le dahu ! Les mains pleines de cette poudre blanche nommée magnésie, c’est un sport à la fois physique et mental.
L’objectif est simple, que ce soit en bloc ou sur un mur : aller chercher la dernière prise qui, dans 95 % des cas, se trouve… en haut. Après, il y a ceux qui passent dans une autre dimension, une variante de la discipline, comme Monsieur Tesson, cherchant à conquérir d’autres sommets tels que les toits de cathédrales ou des stacks !
Je vous propose ici quelques images, prises à quelques mètres de hauteur, vaché sur la paroi, boîtier en main.
Quelle dégaine !
En bas du mur, ce sont des partenaires de grimpe qui se préparent à aller toucher la dernière prise, vissée tout en haut. Chacun dans son baudrier, cette chose qui vient vous prendre à la taille et aux cuisses par-dessus le pantalon, vous assurant la vie en cas de chute, mais aussi vous permettant d’accrocher plein de gadgets comme des mousquetons, une poche à magnésie ou encore des dégaines.
La corde, elle, fait plusieurs mètres de long. Pour ceux qui grimpent en moulinette, quelqu’un a déjà réalisé le travail d’aller la passer dans le relais, dans un style de grimpe que l’on nomme « en tête ». Pour notre duo, celui qui monte s’exécute à faire un double nœud de huit après être passé à l’intérieur des deux boucles d’encordement du baudrier, l’autre met en place le système d’assurage, le plus souvent à l’aide d’un reverso ou d’un grigri accroché au pontet.
Les pieds des humains ne sont pas naturellement faits pour grimper des parois rocheuses, alors ils trichent un peu à l’aide de chaussons. Si le terme chausson peut faire penser au confort, on en est très, très loin. C’est littéralement un supplice, et d’autant plus lorsqu’ils sont neufs. Pour certains, afin que le pied s’y fasse, on les met devant Netflix, avachis dans le canapé la veille d’une session de grimpe.
Des grimpeurs arrivent à lire les voies, savent où ira telle main et où tel pied sera mis. Parfois, se lançant en bas du mur, dans des gestes, tête levée, ils lèvent la main droite, la main gauche tourne, ils ont déjà grimpé le mur… mais mentalement ! J’avoue ne pas avoir atteint ce niveau, et déroule tout au feeling. Parfois j’arrive à réaliser tel ou tel mouvement sous les conseils de celui qui m’assure. C’est peut-être pour cette raison que je ne dépasse pas la cotation 6a !
« Tu as une prise à droite pour ton pied ! »
C’est avec une confiance en soi, en la personne qui nous assure, en son matériel, que l’on grimpe le plus haut possible. Après avoir varié les plaisirs : une faille, un toit, une traversée… le terme « Sec ! » retentit dans la salle, signe pour celui qui assure de bien retenir la corde et de nous faire par la suite descendre.
Si la grimpe en salle peut être plaisante, rien ne vaut d’aller tester les différents types de parois dans la nature.
En attendant que les beaux jours reviennent, révisez vos nœuds, prenez soin de votre matériel, découvrez de nouveaux topos !
A bientôt !